En 2006, les dépenses de l'Etat et des établissements publics nationaux en Polynésie française ont totalisé 159,1 milliards de Fcfp (environ 1,333 milliards d'euros), soit une hausse de 7,05% par rapport à l'année précédente, indique le Haut-commissariat dans un communiqué.
"L'augmentation des dépenses civiles (+10,15 %) explique cette donnée", souligne le Haut-commissariat.
Dans le détail, l'Education nationale, l'enseignement supérieur, la formation, la recherche et la culture représentent la première dépense de l'Etat en Polynésie française avec 63,04 milliards de Fcfp (environ 528 275 000 euros), soit 39,6 % du montant total des dépenses réalisées.
Viennent ensuite les dépenses consacrées à l'exercice des missions régaliennes de l'Etat - justice et sécurité, dépenses militaires, police et gendarmerie nationales, sécurité et circulation aérienne, sécurité routière et affaires maritimes - pour un montant total de 31,24 milliards de Fcfp (environ 261 791 000 euros).
Une somme de 17,41 milliards de Fcfp (environ 145 895 000 euros) a "accompagné le développement économique de la Polynésie française", précise le Haut-commissariat, ces dépenses provenant pour l'essentiel de la convention pour le renforcement de l'autonomie économique de la Polynésie française, incluant la dotation globale de développement économique (DGDE) et l'ex-FREPF (ndlr, Fonds de reconversion de l'économie de la Polynésie française).
Plus de 600 000 Fcfp par habitant
Un total de 12,11 milliards de Fcfp (environ 101 481 000 euros) a également été dévolu "au financement des communes avec principalement la dotation globale de fonctionnement (DGF), le fonds intercommunal de péréquation (FIP) et le fonds d'investissement au développement économique et social (FIDES)".
Le communiqué du Haut-commissariat ajoute: "Avec 5,53 milliards de Fcfp (environ 46 341 000 euros), les dépenses de cohésion sociale et de santé ont soutenu les actions de solidarité et le secteur de la santé, mais également le financement du service militaire adapté, les chantiers de développement, la dotation de continuité territoriale, les bourses et le passeport mobilité. Enfin, 29,77 milliards de Fcfp (environ 249 472 000 euros) concernent le versement des pensions civiles et militaires (24 milliards de Fcfp, environ 201 120 000 euros), en hausse régulière, le fonctionnement des services du Haut-Commissariat, des services des douanes, des finances publiques de l'Etat".
Pour le Haut-commissariat, ainsi, "les dépenses annuelles de l'Etat représentent 620 525 Fcfp (5199 euros) par habitant en 2006".
"Loi Girardin": beaucoup plus en 2006 qu'en 2005
Le communiqué énumère d'autres contributions indirectes: "A ces dépenses s'ajoute le dispositif de reversement des frais d'assurance maladie par la caisse nationale de sécurité sociale à la Caisse de prévoyance sociale de Polynésie française. Mis en place depuis le 1er janvier 1995, ce dispositif porte en 2006 sur 3,82 milliards de Fcfp (environ 32 000 000 euros)".
Reste, enfin, les mesures de défiscalisation de type "Loi Girardin": "66,12 milliards de Fcfp (environ 554 000 000 euros) d'investissements en Polynésie française ont fait l'objet en 2006 d'une demande de défiscalisation soumise à l'agrément de la direction générale des impôts (26,5 milliards de Fcfp, environ 222 000 000 euros, en 2005). Les services du Haut-commissariat de la République en Polynésie française ont traité quarante-cinq demandes d'agrément en défiscalisation en 2006. Les principaux secteurs d'activité concernés sont l'hôtellerie, les activités liées au tourisme, les transports (aériens, maritimes et terrestres), l'industrie, le BTP et le logement intermédiaire. La réduction d'impôt sur le revenu accordée aux investisseurs représente environ 50 % de cette somme".
Et le Haut-commissariat de conclure: "L'ensemble de ces dépenses contribue largement à soutenir l'économie polynésienne dans une perspective de développement durable".
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