Sur le marché du neuf, l’offre de logements à vendre diminue. Après un gonflement allant jusque 113.400 biens au troisième trimestre 2008, l’offre commerciale redescend à 74.800 biens. En un an, le délai moyen d’écoulement s’est accéléré, passant de 18 à 8 mois pour les appartements. Cette situation s’explique par la bonne tenue de la commercialisation de logements neufs sur les neuf premiers mois de l’année, celle-ci atteignant 80.110 ventes, en progression de 24 % par rapport à la même période l’an passé. Les effets du dispositif de réduction d’impôt Scellier y sont pour beaucoup, les investisseurs allant jusqu’à représenter plus de 80 % des acquéreurs à Montpellier au troisième trimestre 2009, par exemple.
Cependant, les ventes ne devraient pas se maintenir à ce niveau fin 2009 mais plutôt s’amoindrir en raison de la réduction de l’offre commerciale consécutive à un déstockage des lots, notamment auprès de bailleurs sociaux, et à l’abandon de projets en 2008.
« Des conseillers en gestion de patrimoine nous sollicitent mais nous n’avons plus suffisamment de biens à leur proposer, explique Eric Bourse, directeur opérationnel Ile-de-France d’ Eiffage Immobilier. Aujourd’hui, nous sommes actifs sur le développement de nouveaux programmes. Etant donné que la demande est repartie à la hausse, le prix du foncier ne baisse pas et les prix des logements neufs se maintiennent. »
|